La cueillette du vieux châtaignier

   

La cueillette du vieux châtaignier est un moment privilégié d'observation de la nature et d'inspiration.

A chaque session, c'est comme un rituel qui s'impose avec beaucoup d'humilité et un grand respect du vivant.

Sans laisser de traces

    Ce vieux tracteur, transmission familiale, ayant laissé ses empreintes dans la terre périgourdine de 1958 à 1980 est toujours de faction mais pour une nouvelle cause.

   

    Il doit y avoir le moins de trace de mon passage dans la forêt, alors le Pony se faufile entre les arbres jusqu'aux vieux châtaigniers.

Le choix

    Le chant des oiseaux et le son du vent dans les arbres remplacent désormais le rythme du vieux moteur. Il réside une ambiance particulière, mystérieuse, presque magique.

   Entremêlées les unes aux autres, on croirait que ces branches sont là depuis des siècles. Elles sont sûrement tombées par une nuit de vent fort, ou alors de vieillesse. Elles sont marquées par l'histoire de l'arbre qui les a portées.

 

    Ces vieux châtaigniers ont souvent plus de cent ans, ils étaient cultivés à l'époque où la châtaigne suffisait à nourrir son homme.

   Aujourd'hui oubliés comme des vieux qui résistent, ils ont encore de la vie mais leur branches mortes sont battues par le temps, les intempéries, le climat. Elles portent sur elles l'empreinte du temps passé.

    Alors j'en cueille quelques unes, juste ce dont j'ai besoin pour un fauteuil, une table...

L'inspiration

   Je suis déjà ravi de les faire revivre, de leur offrir une fonction. Et comme par magie, j'ai déjà fini, la benne est remplie.

 

  Je tourne la manivelle de ce vieux Pony puis entre les jeunes arbres, je dessine des S jusqu'à la sortie.

  

  Fier de ces trouvailles, mon inspiration est au top pour de nouvelles créations...

 

Olivier Constantin.


En vieux châtaignier